Après quatre années d’études très académiques, j’avais besoin et envie de me professionnaliser.
Pour moi, l’apprentissage était le meilleur moyen de « rattraper » mon retard en expérience professionnelle par rapport à un profil école de commerce qui aurait fait plusieurs stages. L’indéniable avantage a été que l’apprentissage m’a permis d’apprendre concrètement un métier. Les connaissances académiques sont importantes mais il doit aller de pair avec leur mise en application concrète. L’apprentissage permet cela et a été pour moi un vrai accélérateur de carrière.

La principale difficulté est, à mon avis, l’organisation entre les cours et l’entreprise. Une fois la longue journée de travail terminée, je devais encore préparer des présentations, réviser mes cours et mes examens et ce régulièrement sans attendre la dernière minute. J’ai donc du améliorer mon organisation et me faire violence par moment.

Actuellement, je travaille toujours au sein de la même entreprise. J’ai en effet été recrutée en contrat d’un an à l’issu de la fin de mon alternance.

MONBRUN ALYZEE portrait

 Alyzée, 24 ans

Ancienne Apprentie en M2 Gestion des Ressources Humaines Internationales/International HR Management à l'Université de Paris 2 Panthéon Assas et Chargée de recrutement et relations écoles chez Suez Recyclage & Valorisation France lors de sa formation.
 

J’ai choisi l’apprentissage pour deux raisons : la durée de l’expérience (un an minimum) et la meilleure insertion professionnelle qu'offre cette formule à l’issue de l’année.
Selon moi, il y a 3 avantages principaux à l'apprentissage :
- Une expérience significative ;
- Une vraie reconnaissance des compétences pendant et après l’année d’apprentissage ;
- L’importance des missions confiées.

Ma principale difficulté a été de jongler entre le rythme en entreprise et les travaux à rendre pour l’école : le rythme 4 jours/1 jour est parfait mais rend les journées de cours très denses.

A l’issue de mon apprentissage, j’ai été embauchée directement dans un cabinet de consultants spécialisé dans le digital, l’IT et les nouvelles technologies. Je suis maintenant consultante en communication pour ces secteurs.

REPOUXCELINEPORTRAIT

 Céline, 24 ans

Ancienne Apprentie en M2 Management de la communication au CELSA et Chef de projet communication chez EDF lors de sa formation.
 

L’apprentissage est un moyen d’être au contact de la réalité du monde du travail. C’est très formateur car très opérationnel et les cas sont réels. C’est un excellent moyen de se former et de se confronter aux problématiques d’un secteur d’activité.
Les avantages sont plus nombreux que les inconvénients. Cela permet d’apprendre, de créer son propre réseau, d’être force de proposition et d’apporter un regard neuf sur certaines pratiques. Mon apprentissage m’a permis de mettre en application des notions abordées pendant la formation et d’apprendre énormément aux cotés des équipes avec qui j'ai travaillé. Aussi, des responsabilités sont confiées comme à tout employé junior, avec des attentes, des exigences et des contraintes.
J’ai pour ma part réalisé l’alternance sur le format 4 jours en entreprise, 1 jour à l’école, qui me semble être le plus adapté car il permet un suivi régulier des missions qui vous sont attribuées.
L’alternance m’a également permis d'affiner mon projet professionnel avec l'aide d'un coach qui m’a aidé à le définir et qui m'a apporté de nombreux conseils pour y parvenir.

J’ai intégré le groupe Carrefour en CDI en septembre 2016, au terme de mon contrat d’apprentissage. Je fais partie du Graduate Programme Digital de Carrefour, où je suis actuellement en mission chez Rue du Commerce en tant que manager de l’expérience client on et offline.

 

Je garde un très bon souvenir de mon alternance. L’équipe (de trois personnes, moi compris) a très bien su m’accueillir, et s’est organisée pour assurer ma montée en compétences. L’une des clés d’une alternance réussie est pour moi la capacité de la structure d’accueil à trouver une place pour l’apprenti, qui permette de valoriser ses compétences théoriques encore fraîches et actualisées tout en lui transmettant une culture de l’environnement professionnel. En ce sens, mon équipe a parfaitement su trouver cette balance.
Les avantages sont nombreux, mais je retiendrai principalement la création d’un réseau avant la sortie de la formation académique, permettant de défricher le terrain pour réussir son insertion professionnelle rapidement. C’est également un outil pédagogique très fort dans la mesure où il permet de valider, en situation réelle, des acquis et de les mettre en pratique rapidement. Cela contribue à la transformation d’un savoir scolaire en savoir-faire.
Je n’ai que peu d’inconvénients à relever mais je citerai peut-être, de façon spécifique à l’alternance, la difficulté qui peut se faire sentir au fil de l’année à accorder de l’importance à la formation académique. La volonté de s’engager directement dans une mission professionnelle, peut créer une certaine impatience et un délaissement des cours.

 

Benjamin, 26 ans

Ancien Apprenti en Master 2 Journalisme Scientifique à Paris Diderot
 

Un fait qui revient assez fréquemment lors d’une candidature pour un travail, c’est le manque d’expérience. Une formation telle que l’apprentissage était donc une excellente option pour à la fois poursuivre ses études et engranger une certaine expérience professionnelle afin de faciliter ma future insertion dans le monde professionnel. C’était également un moyen de rythmer un peu les études et d’appliquer ce qu’on apprend dans le contexte réel. L’association de la théorie à l’école et de la pratique en entreprise aide beaucoup à garder le cap et un certain recul vis-à-vis de ce qu’on découvre et apprend.

La plus grande difficulté que j’ai rencontrée lors de mon apprentissage, c’est de réussir à trouver un contrat. Mon cursus était un peu particulier vis-à-vis de ma formation visée, déjà spécialisée. Je viens à l’origine d’un cursus de mécanique générale, contrairement à mes camarades qui viennent eux d’une formation orientée matériaux. Je manquais donc cruellement d’expérience et de connaissances par rapport à eux et il m’a été difficile de trouver un poste d’apprenti.
Le rythme scolaire est également très serré, les cours étant sur des périodes beaucoup plus courtes nous avons énormément de connaissances à acquérir en un minimum de temps. Parfois, en un mois, il fallait assimiler l’épaisseur d’un petit dictionnaire pour passer les examens dans la foulée à la fin.

Cependant, outre ces difficultés, l’apprentissage présente quand même quelque chose de très avantageux : il nous introduit à la vie active, afin qu’on puisse déjà travailler en entreprise et appliquer presque directement ce qu’on visualise en cours. Il nous apprend également à nous adapter et à prendre du recul à la fois sur la théorie et la réalité, car ce qu’on pense idéalement appliquer n’est pas nécessairement aussi simple à mettre en place.
Ce contact avec les entreprises permet aussi de se constituer un réseau professionnel, pour des références futures.
C’est un très bon point sur le CV également et constitue une bonne expérience pour la recherche d’emploi. Les plus chanceux se verront même proposer un CDI à la fin de l’apprentissage.
Un autre point très positif, c’est que l’alternance cours/entreprise permet de dynamiser son cursus scolaire. Quand on a passé des années à suivre des cours, il peut arriver de se lasser des études. L’alternance offre une expérience plus intéressante : elle permet de continuer à apprendre des choses en cours, mais de passer régulièrement des périodes en entreprise pour couper la monotonie éventuelle des enseignements traditionnels. Le fait de voir à quoi nous servent nos connaissances motive également davantage à les étendre.
L’alternance m’a redonné goût à étudier car mes études n’étaient plus aussi répétitives, assis devant une table à écouter des choses toute la journée.

PORTRAIT Hua Olivier

 Olivier, 25 ans

Ancien Apprenti en Licence Analyse des Matériaux à l'Université de Paris Diderot